La foire aux cocos approche : c’est le 16 août prochain. Marché, concert, soupe au pistou, bal… les occupations des Mollanais ont bien changé ! Une occasion pour se souvenir d’un autre temps où les cocos occupaient une grande partie des familles mollanaises.
Andrée Bouvard, dans un article paru en 1946 dans la Revue de Géographie alpine nous le rappelle.
Andrée Bouvard, Le Bassin du Buis-les-Baronnies. Étude de géographie humaine, p. 403.
Les jardins et les greffés, fortune de Mollans.
« Après 1918, en effet, Mollans s’est enfin décidé à s’engager dans la voie où l’appelaient les riches alluvions de sa large vallée. La première culture que l’on développa dans les jardins fut celle des haricots. On les exportait secs d’abord, puis on organisa l’expédition des haricots frais : haricots verts vendus en juin, haricots en grains en octobre. Ce légume connut bientôt une telle célébrité que les « cocos » de Mollans furent consommés dans la plupart des grandes villes françaises, principalement, à Lyon, à Saint-Etienne et à Toulon. Actuellement les camions et surtout le train, qui joua d’ailleurs un rôle de premier ordre au début, emportent de Mollans chaque année plus de 300.000 kgs de haricots; encore ceux-ci se voient-ils largement disputer le terrain par les tomates, dont la production a passé, entre 1939 et 1942, de 40 à 300 tonnes. »
Des greffés, 300 tonnes de tomates ! Que de changements…