Il y a presque 100 ans

Dans un annuaire des années 1930 on trouve une liste des commerces de Mollans dont on devine encore les boutiques par leur forme caractéristique sur la Place Banche de Cour, la Grande Rue ou à la Bourgade. Mollans ne comptait alors que 762 habitants.

Et aujourd’hui ? Et demain ?

Trois bouchers, deux boulangers, cinq cafés, sept épiciers ! Même si certaines boutiques avaient plusieurs fonctions ça laisse rêveur. 

Lei Coude Trouca ont 24 ans !

Créés en 1974, les Amis de Mollans ont toujours essayé, pas toujours avec succès, de partager leur passion pour le patrimoine et les archives locales. Témoin ce premier numéro d’un petit bulletin de deux pages lancé en 2002 : Lei Coude Trouca. Titre repris 20 ans plus tard dans la revue que tout mollanais connait ! Pour le souvenir, nous allons publier sur ce blog les quelques exemplaires que les mutations des formats informatiques ont épargné.
Nostalgie…

C’était comment avant ?

L’intelligence artificielle nous permet de délirer un peu et d’imaginer les temps anciens quand la soldatesque circulait dans les rues de Mollans pour rejoindre la Citadelle, lieu d’hébergement des troupes.
La plaque de rue et le luminaire nous ramènent à la réalité. Mais c’est bien essayé !
Image générée sur le site DeeVid Ai.


IA… Aie, aie, aie !

Nous avons testé par simple curiosité une IA (Nano Banana) pour modifier une image de la Place Banche de Cour prise avec un smartphone.
Avec le simple prompt : « Supprimer les voitures et les drapeaux, ajouter une jardinière avec du foin et tirée par un cheval de face avec un paysan du XXe siècle et à ses côtés un petit chien. » J’ai oublié de demander de supprimer la clim !

Le résultat est bluffant et je ne résiste pas au plaisir de vous le monter, même si la photo originale n’a que peu d’intérêt.

Les fakes news ont un bel avenir…

La nécropole à hypogées préhistoriques du Perpétairi

Le rapport de prospection thématique réalisé en octobre 2023 sur la nécropole à hypogées préhistoriques du Perpetairi vient d’être mis en ligne sur le site HAL. On peut le consulter en version papier aux archives communales.

Réalisé sous la direction de Marie-Élise Porqueddu et Laurine Viel, il passe en revue les différentes cavités repérées en 1783 (voir lettre à M. de Saint-Vincent) puis fouillées en 1914 par les frères Catelan puis par  Rosello en 1960 et apporte un regard actualisé sur l’occupation du site. Première étape d’un travail qui devrait se poursuivre par des analyses C14 en 2024. Une présentation publique de ce travail pourrait être organisé en fin d’année à Mollans.

Pages De Rapport 2023 Perpetairi Porqueddu Viel 724x1024 1

Le Portalet

Avec ses corbeaux typiques du XIIIe ou XIVe siècle soutenant le lourd linteau de pierre, le Portalet, ou « la petite porte », est l’une des trois portes par lesquelles on pouvait entrer dans Mollans jusqu’au XIXe siècle et l’aboutissement de la Grande Rue qui traverse tout le village.
Les lourdes portes étaient en bois, souvent renforcées de gros clous forgés, et on peut encore voir un gond fixé dans le mur. Outre sans doute une grosse clé, pour fortifier la porte, une grosse barre en bois s’encastrait dans le trou du mur à gauche pour terminer sa course dans l’encoche du mur d’en face. Un gardien, choisi et rémunéré par la communauté, avait la responsabilité de son ouverture et de sa fermeture. Mais à petite porte, petit salaire, c’était la moins prestigieuse des trois.

En haut du village médiéval, le Portalet se trouvait à la jonction de deux chemins.
L’un dit Chemin du Portalet à St Michel, amenait les processions vers la chapelle et le cimetière toujours actuel. Un embranchement permettait aux mollanais d’atteindre leurs cultures en terrasse du Chatelard, des Eyguiers et au-delà.
Par l’autre chemin, les voyageurs qui allaient vers Buis pouvaient contourner le village, lorsqu’il leur était interdit d’y entrer en période de troubles ou d’épidémies, les ponts levis et les portes étant alors fermées. Venant de Malaucène après avoir traversé la rivière à gué ou venant de Faucon, ils longeaient les remparts dans le vallon de Pisserouille et contournaient la citadelle avant de descendre vers le Grand Chemin du Buis.
Bien qu’ayant subit des transformations, on peut encore suivre cet itinéraire en redescendant le chemin de la Glacière à gauche d’où vous aurez une belle vue sur le village et rejoindrez le parking de la mairie. Le chemin en face de vous qui allait vers le Chatelard et redescendait vers Buis, est maintenant coupé par la déviation.
La modernisation a fait totalement disparaitre les deux autres portes au XIXe siècle, par l’agrandissement des routes. Essentiel aux villageois, mais non au trafic commercial, le Portalet est resté presque intact. Bien que vieillissant, il porte bien ses presque 700 ans.

Pour en savoir plus :
– « Le Portalet, la petite porte » , Lei Coude Trouca, juillet 2021, p. 35.

La Porte Major

La Porte Major était la seconde porte fermant les fortifications du village médiéval qui en
comprenait trois.

Peu de documents nous renseignent sur son aspect au fil du temps. Elle était probablement entourée de bastions pour la protéger dont l’un subsiste intégré dans la maison au début de la rue Basse. Une archère y demeure toujours, permettant de tirer sur toute la longueur du rempart en cas d’attaque.
Le cadastre de 1724 nous indique qu’une habitation avait été construite au-dessus de la porte, probablement après les guerres de religion une fois la contrée pacifiée.
La Porte Major permettait l’accès au village par la rue Basse vers la Place du Pont et la rue des Deux Briefs (actuelle rue des Trois Bureaux) vers la Grande rue.
Elle fut démolie en 1844 en même temps que quelques maisons qui lui faisaient face, pour percer la rue Neuve, aujourd’hui rue de la Porte Major, afin de permettre la traversée du village par les charrettes et autres moyens de déplacements avant l’automobile. L’accès au pont devenait ainsi possible pour qui empruntait le chemin arrivant de Faucon, devenu la route départementale numéro quatre. Le pont qui enjambe le vallat de Pisserouille (aujourd’hui en partie canalisé), juste avant la mairie, fut aménagé avec des matériaux provenant de la démolition de la Porte Major.

La chapelle du Pont – Notre-Dame de Compassion

Chapelle du Pont
Vue générale de la chapelle du Pont. Au sommet de la toiture, sous la cloche quelques tuiles d'origine (Vaison)

« Le voyageur qui arrivait pour la première fois sur le pont de l’Ouvèze de Mollans, après avoir parcouru la route de Carpentras-Malaucène, laissait ses yeux se reposer agréablement sur une chapelle dédiée à Marie suspendue à plus de vingt mètres au dessus du lit de la rivière au moyen d’un cul de lampe d’environ deux mètres et soixante centimètres de développement… Le tout, bien lissé, avait acquis cette teinte que le temps seul peut donner et le rendait plus imposant. »

Telle était Notre-Dame du Pont au XIXe siècle.

© Michel Hugues

Et avant ?

  • 1357 : Face à la porte du pont, alors flanquée de deux tours rondes, « il y avait anciennement une petite croix de bois au même endroit où est la chapelle, de la hauteur d’environ cinq à six pieds. »
  • 1715 : Un habitant de Mollans remplace la croix par un oratoire abritant une statue de la Vierge.
  • 1720 : La grande peste décime le sud de la France, mais Mollans est épargné. En remerciement, les habitants financent la construction d’une première chapelle semi-circulaire entre 1726 et 1729, à l’emplacement de l’oratoire. Elle est dotée d’une niche accueillant la statue de pierre de l’ancien oratoire, remplacée en 1824 par la statue actuelle de Notre-Dame de Pitié, sculptée par Buffardin.

XIXe siècle : La construction de la chapelle actuelle

Au milieu du XIXe siècle, le cul-de-lampe, soutenant la chapelle, se détériore en raison de poutres de bois pourries sous la chaussée. Lors de l’élargissement du pont en 1851, les habitants, très attachés à ce lieu, décident de faire construire une nouvelle chapelle, de forme similaire à la précédente, sous l’impulsion du curé. Elle est bâtie au même emplacement.

  • Le cul-de-lampe : constitué de gros blocs de pierre (provenant des carrières de Saint-Paul-Trois-Châteaux), est assemblé par des crochets de fer et sert de contrepoids à la chapelle, avec un poids trois fois supérieur à celui de la structure.

  • La chapelle : construite en briques biseautées de 8 cm d’épaisseur pour alléger la structure. La façade est en pierre tendre de Saint-Paul, et la toiture en tuiles plates à crochet (provenant de Vaison).

La chapelle est bénie le 12 septembre 1852.

Menaces et restaurations

Bien qu’elle ne gêne pas la chaussée, la chapelle est menacée de démolition en 1905. Certes, l’espace devant la porte est limité, mais le sectarisme de l’époque semble être le principal moteur de ce projet de voirie.

Au début du XXe siècle, un manque d’entretien entraîne l’effondrement de la toiture. En 1951, l’abbé Béchet fait réparer la toiture et recrépir les murs.

Dans les années 1970, l’indifférence et la négligence laissent les platanes détruire la toiture. Elle est restaurée en 1976 grâce à l’initiative des Amis de Mollans.

En 1978, la chapelle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques.

Entretien et préservation

Depuis lors, les platanes sont régulièrement taillés par le propriétaire du bar du Pont, qui veille à la bonne conservation de l’ensemble.

Pour en savoir plus :
– « Dossier : La chapelle du Pont, Notre-Dame de Compassion », Lei Coude Trouca, juillet 2023, p. 4-13.
– AC Buis-les-Baronnies, 16J182_1Z2.

La place Banche de Cour

Elle fut au cours des siècles le centre du village, carrefour où débouchaient la porte du Pont, la rue Basse venant de la porte Major, la Grande Rue et ce qui était la petite rue « descendant de la cime de la Place aux murailles ». L’actuelle rue de la Porte Major ne fut percée qu’au XIXe siècle.

 C’est une place qui ne paraît pas bien grande, selon les critères d’aujourd’hui. Elle a cependant été le lieu où se rendait la justice qui était un droit du seigneur, d’où peut- être son nom que l’on retrouve majoritairement dans les archives aussi loin que l’on remonte, en alternance avec le nom de Place du Pont.
Elle a porté le nom de « place de la Liberté » sous la Révolution. On y trouvait l’autel de la Patrie et l’arbre de la Liberté qui ont disparu lors des changements de régimes. 
Attestée en 1119 sous la titulature « Sainte Marie », l’église paroissiale côtoyait la place et fut détruite au début des guerres de religion. Elle se trouvait approximativement à l’emplacement de la boucherie actuelle.
La place a été témoin des foires jusqu’au XXe siècle, des assemblées de la communauté pour les décisions importantes sous l’ancien régime, mais aussi du pilori et même d’un supplice de la roue. 
Jusqu’à la fin du 20e siècle, le début de la Grande rue et cette place étaient le centre commercial du village. De grandes ouvertures aux façades des maisons témoignent des nombreuses boutiques qui la bordaient : bistrots, épiceries, nouveautés, boucherie, boulangerie, cordonniers. Un tout petit marché s’y tient encore le samedi matin mais seules la boulangerie et la boucherie ont résisté à l’appel des grandes surfaces.
Le village intra-muros manquait d’eau de tout temps. L’eau potable provenant de la montagne a coulé à la fontaine de la République en 1877 et elle fut ornée de la statue de Marianne en 1885. On peut toujours s’y désaltérer avec plaisir.  

Le moulin à huile

Photo Michel Chauvet

Ancestral, le moulin à huile au sein du village fut d’abord seigneurial avant de devenir communautaire au moins depuis 1520 lors d’une transaction.

En 1724, les récoltes d’olives ayant repris de la vigueur après le grand gel de 1709 qui a tué les oliviers, les capacités du moulin à huile dit moulin vieux se révélant trop petites, la construction d’un nouveau moulin est votée par l’assemblée des habitants.
Il est construit dans le jeu de paume alors en ruine, étendu par le percement du rempart afin d’installer les meules.
Ce sera l’occasion dans un premier temps de moderniser le détritage par la disparition du moulin à sang conduit par les mulets et par l’installation d’une roue à eau pour faire tourner les coupes.
Au cours du temps et sans grandes évolutions techniques, le moulin à huile et à grignons reste moulin banal et communal jusqu’à la Révolution où sa vente par les domaines est attribuée à M. Curnier, habitant de Mollans qui constitue  rapidement une société avec divers habitants de Mollans parmi les plus aisés.
Le début du XXe siècle, voit l’abandon des pressoirs ancestraux en bois remplacés par des pressoirs en fonte alimentés par une turbine avant de passer à l’électricité.
Quatre propriétaires vont exploiter le moulin au cours du XXe siècle.
Le gel de 1956 oblige les mouliniers à fermer le moulin quelques années, il ouvre de nouveau sous le nom de moulin Chauvet. Nouvelle fermeture en 1977 après la mort de Jean Chauvet et réouverture par Francis Jacquet en 1995 pour une période de 20 ans.
Le moulin se tait définitivement en 2015.
C’est ce bâtiment, toujours en place face à la mairie dont nous avons fêté les 300 ans en 2024. Il est toujours équipé des presses anciennes en fonte et de sa coupe.
Propriété privée, le moulin est exceptionnellement ouvert lors d’expositions.

L’expo tilleul au frais !

En ces temps de canicule, il était très agréable de s’arrêter quelques instants au moulin à huile où Magali et Denis Julian nous avaient accueillis pour une petite expo photo autour du tilleul. 

De nombreux visiteurs, (peut-être pas 3000 😉), ont apprécié la beauté des lieux, sa fraicheur et surtout les belles images (57 !) que nous avaient confiées Michel Chauvet, Michel Flégon, Mireille Camadall, la famille Auragnier et Jean-François Colonat.
Un demi siècle de souvenirs d’une récolte aujourd’hui quasiment abandonnée, dépassée par les goûts artificiels d’un monde moderne qui a oublié la douceur d’une plante endémique de nos Baronnies. Oubliée aussi la dureté d’un temps où l’effort familial était récompensé par quelques francs.

Le tilleul en 2025

Foires de Mollans et Buis vers 1960

Photos Michel Flégon

11-45-2
previous arrow
next arrow

La foire de Mollans vers 1970
Fonds Auragnier

Foire de la Charce vers 1980

Fustier : le métier original d’un homme original

En 2007, sous la plume de Daniel Rolland-Roche, nous avions publié une évocation d’un personnage haut en couleur de Mollans : Riri Girousse.
C’est cet article (n° 7 de Mémoire d’Ouvèze)  que nous vous proposons de redécouvrir à l’occasion de la foire des cocos du 17 août. À l’époque le noir & blanc dans les publications associatives était de mise.

Découpe des barreaux d'échelle en 1986
Façonnage des barreaux d'échelle avec une vieille mortaiseuse-fraiseuse
Fraisage des rayons d'une roue de brouette
L'atelier avec Albert Girousse (père) et Riri Girousse (cigarette)

Signes du ciel

Chapelle du Pont
NOTRE-DAME LA BLANCHE
Plusieurs interventions divines ont accompagné la construction des chapelles de Mollans. La plus ancienne, que nous rapporte l’abbé Vincent dans sa Notice historique, est l’apparition, en 1640, de Pierre d’Urre à une pauvre paysanne, Louise Landon. Décédé dix-huit ans plus tôt, il lui serait apparu « avec un visage couvert de poussière et le corps enveloppé d’un linceul en lambeaux » ; et l’âme tourmentée du seigneur de Mollans suppliait la jeune paysanne de faire reconstruire la chapelle Sainte-Marie, détruite par les huguenots.
Quelques mortalités d’animaux domestiques plus tard et l’avis favorable de Joseph-Marie de Suarez, évêque de Vaison, en poche, rien ne s’opposa plus alors à la reconstruction de l’édifice qui prit le nom de Notre-Dame la Blanche.
NOTRE-DAME DES ANGES
Une seconde intervention divine nous est également rapportée par l’abbé Vincent :
cette fois-ci, c’est la Vierge, ou du moins son image, qui joua à cache-cache avec les
Mollanais. Une image de Marie avait été en effet placée en bordure du Toulourenc,
dans la niche d’un oratoire. À la stupéfaction de tous, l’image vénérée se trouva un
beau matin accrochée sur un rocher voisin. On remit l’image à sa place. Le « miracle » se reproduisit plusieurs fois, déplaçant l’image pieuse, malgré des surveillances attentives, sur le rocher désigné. Il ne pouvait donc point s’agir de l’action de quelque plaisantin. L’affaire fit grand bruit dans la région et il en résulta, naturellement, la construction de la chapelle Notre-Dame des Anges, qui suscite le 2 août, et même encore aujourd’hui, une grande dévotion, et est aussi l’occasion d’une partie de campagne très prisée.
NOTRE-DAME DU PONT
La dernière relation d’un « miracle » est beaucoup plus récente, puisqu’elle fut consignée sur un polycopié par l’abbé Béchet, curé de Mollans dans les années 1950 et grand dévot à la Vierge. Félibre et se frottant à l’histoire locale, il avait consciencieusement dépouillé les archives anciennes de la paroisse, conservées dans un placard de la cure. Il tomba, un jour qu’il s’intéressait à la chapelle Notre-Dame de Compassion, sur quelque manuscrit qui contait la floraison « miraculeuse » d’une fleur séchée à l’oratoire de la place du Pont. Cet oratoire avait remplacé une petite croix de bois qui, dès 1357, agrémentait les parapets du pont, face à la porte. Ce lieu cristallisait la ferveur et la dévotion locale. Il n’en fallut pas plus pour y voir un signe du ciel et s’ensuivit, en 1729, la construction de la première chapelle du Pont. Cette fleur séchée, une rose selon le chanoine Béchet, n’était en fait qu’une simple branche d’iris, qu’une pluie estivale avait certainement revigorée. La précision historique, scrupuleusement rapportée par le curé de l’époque, n’avait pas empêché notre moderne prêtre d’apporter sa touche de romantisme à l’affaire !

Un curieux trou sous le fort inférieur

En octobre 2024, Mme Ring, la châtelaine actuelle du fort inférieur, nous avait signalé des travaux d’élagage d’un figuier qui prenait racine sous sa propriété, le fort inférieur, occupé jusqu’en 1735 par Alexis Elzéard de Simiane et vendu par ses héritiers au début du XIXe siècle. Ce travail périlleux fut exécuté par l’entreprise Facchineri père et fils du Buis. C’est ainsi que nous avons suivi, d’en bas, l’élimination de l’arbre accroché dans un trou de rocher et curieusement surplombant la Crutte, les anciennes écuries seigneuriales.
Reportage.

Plusieurs questions :
– Le plus grand trou par où le figuier prend racine doit certainement communiquer (où ?) avec la terre du fort inférieur. L’importance du feuillage et la taille des branches laissent peu de doute.
– La forme arrondie (semi-circulaire) du trou et les pierres qui l’obstruent laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un accès ou d’un échappatoire vers la Crutte qui se trouve juste en dessous. Reste à trouver l’ouverture supérieure si elle existe.
– Autre énigme : le petit trou rond obturé par une pierre entourée d’un cordon circulaire taillé. Manifestement de main humaine, quel pouvait en être l’usage ?

Autant d’énigmes pour lesquelles nous sollicitons l’avis d’experts médiévistes.