On a bien progressé…

Il y a 150 ans, le fumier jonchait les rues. Les cochons occupaient les caves de nombreuses maisons.
Depuis, les cochons ont disparu. Mais les humains sont restés ! En témoigne cette photo de 1990, il y a 35 ans…

Qu’on se rassure, l’intelligence naturelle a animé les préoccupations de nos élus qui ont apporté une solution esthétique au décor.
Aujourd’hui, les lieux sont lumineux, il n’est plus interdit de salir l’eau de la conque. Les touristes se demandent s’il peuvent boire l’eau de la fontaine. On est là pour les rassurer.

Mais peut-être pas…

Sauf qu’en certains endroits élevés de la commune les règles n’ont pas forcément été comprises ou alors la flemme d’aller porter ses ordures à la déchetterie a prévalu.

L’eau mollanaise

Dans notre précédent post, nous avons évoqué l’œuvre littéraire de Théo Chabert, un mollanais du XIXe siècle qui avait quitté Mollans pour la Savoie suite à un dépit amoureux. Parmi ses nombreux poèmes que l’on peut consulter sur Gallica, il  en est un, L’eau mollanaise, qui évoque une propriété méconnue de l’eau de la fontaine au Dauphin et qui pourrait expliquer son succès.

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L’eau mollanaise

Il est une eau délicieuse,
Dont la vertu capricieuse
Est d’arrondir certains appas
Aux fillettes qui n’en ont pas.

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Accourez joyeuse,
À l’eau merveilleuse,
Fillette rieuse,
Et n’en doutez pas,
C’est l’eau Mollanaise,
Soyez-en bien aise,
Qui fait sans malaise,
Croître les appas.

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Vous qu’une faute de corsage
Éloignerait du mariage,
Venez, buvez et par retour,
Vous verrez approcher l’amour.

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Accourez joyeuse,
À l’eau merveilleuse,
Fillette rieuse,
Et n’en doutez pas,
C’est l’eau Mollanaise,
Soyez-en bien aise,
Qui fait sans malaise,
Croître les appas.

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Souvent, plus d’une jouvencelle,
Malgré le jeu de sa prunelle,
Ne peut captiver son amant
Faute d’avoir assez d’avant.

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Accourez joyeuse,
À l’eau merveilleuse,
Fillette rieuse,
Et n’en doutez pas,
C’est l’eau Mollanaise,
Soyez-en bien aise,
Qui fait sans malaise,
Croître les appas.

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Cette eau, nous disent nos grand’-mères,
Nous fit aimer de vos grand-pères,
Car bien souvent deux bons tétons
Font dot aux pauvres Jeannetons.

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Accourez joyeuse,
À l’eau merveilleuse,
Fillette rieuse,
Et n’en doutez pas,
C’est l’eau Mollanaise,
Soyez-en bien aise,
Qui fait sans malaise,
Croître les appas

Photo de la famille Mouret

Grâce à la collaboration des Mollanais, nous avons pu numériser, depuis de nombreuses années, des photos de famille dont les exemplaires numériques sont précieusement conservés aux archives communales.

La photo que nous vous présentons aujourd’hui est tirée du fonds de la famille Mouret que nous remercions pour cette belle image, prise vers 1917.

En haut, de gauche à droite : Albertine Turbet (ca 1891-1966) qui avait épousé Louis Mouret (1888-1955), institutrice à Mollans, que l’on retrouve sur de nombreuses photos de classe. Puis, peut-être Marie Barnier (1883-1974), à côté d’Émile Kléber Mouret (1887-1954),  enfin Yvonne Mouret dans les bras de Marie Mouret.

En bas, de gauche à droite, la grand-mère Zélie, Marie, Louise Vial épouse de Joseph Léopold  Mouret. Le petit bout, qui semble n’avoir que  3 ans, c’est Aimée Mouret, la fille d’Albertine Mouret-Turbet, autrement dit Mme Agier,  institutrice, puis, dans sa tenue militaire François Camadall (1888-1944) avec son épouse Marie Mouret (1890-1971) qui tient sur ses genoux Roger Camadall (1914-1992). Enfin Léopold Mouret.

Ces identifications sont évidemment à confirmer et nous ne doutons pas que les descendants encore présents à Mollans nous aideront dans cette tâche.