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Ancestral, le moulin à huile au sein du village fut d’abord seigneurial avant de devenir communautaire au moins depuis 1520 lors d’une transaction.
En 1724, les récoltes d’olives ayant repris de la vigueur après le grand gel de 1709 qui a tué les oliviers, les capacités du moulin à huile dit moulin vieux se révélant trop petites, la construction d’un nouveau moulin est votée par l’assemblée des habitants.
Il est construit dans le jeu de paume alors en ruine, étendu par le percement du rempart afin d’installer les meules.
Ce sera l’occasion dans un premier temps de moderniser le détritage par la disparition du moulin à sang conduit par les mulets et par l’installation d’une roue à eau pour faire tourner les coupes.
Au cours du temps et sans grandes évolutions techniques, le moulin à huile et à grignons reste moulin banal et communal jusqu’à la Révolution où sa vente par les domaines est attribuée à M. Curnier, habitant de Mollans qui constitue rapidement une société avec divers habitants de Mollans parmi les plus aisés.
Le début du XXe siècle, voit l’abandon des pressoirs ancestraux en bois remplacés par des pressoirs en fonte alimentés par une turbine avant de passer à l’électricité.
Quatre propriétaires vont exploiter le moulin au cours du XXe siècle.
Le gel de 1956 oblige les mouliniers à fermer le moulin quelques années, il ouvre de nouveau sous le nom de moulin Chauvet. Nouvelle fermeture en 1977 après la mort de Jean Chauvet et réouverture par Francis Jacquet en 1995 pour une période de 20 ans.
Le moulin se tait définitivement en 2015.
C’est ce bâtiment, toujours en place face à la mairie dont nous avons fêté les 300 ans en 2024. Il est toujours équipé des presses anciennes en fonte et de sa coupe.
Propriété privée, le moulin est exceptionnellement ouvert lors d’expositions.